1. L'implicite
L'implicite crée une connivence avec le destinataire : (un « vous voyez bien de quoi je parle »).
2. L'ironie
Le mot « ironie » vient du grec eiróneia, « action d'interroger » : subtile, l'ironie joue sur le sens caché de l'énoncé que le lecteur doit décoder grâce à un indice (double sens d'un mot, mimique à l'oral, etc.). Elle s'appuie donc sur la connivence entre le locuteur et son destinataire.
L'ironie s'apparente à la satire, qui dénonce des vices par la moquerie. C'est l'arme favorite du siècle des Lumières. Elle permet de contourner la censure car elle consiste à faire comprendre autre chose, voire l'inverse, que ce qui est dit.
Les figures de style suivantes sont des procédés privilégiés de l'ironie :
L'ironie a deux avantages : elle fait appel à l'intelligence du destinataire (jugé capable de saisir le second degré) et donc le valorise ; elle repose sur l'humour, moyen efficace de mettre le destinataire de son côté.
Mais l'implicite et l'ironie comportent un risque : ils peuvent ne pas être pas compris, surtout à l'écrit, ce qui alors les rend contre-productifs (quelqu'un qui ne comprend pas l'implicite ou l'ironie se sent exclu).
À l'oral, le ton employé permet de mieux faire passer l'ironie qu'à l'écrit.
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